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Les lieux à visiter

Riche de la deuxième plus grande réserve naturelle suisse, la commune de Val de Bagnes recèle une multitude de trésors alpins, de bisses haut perchés, de refuges authentiques et de merveilles naturelles qui s’inscrivent dans un panorama grandiose.

La réserve du Haut Val de Bagnes

Haut VDB

Deuxième plus grande réserve naturelle suisse, le Haut Val de Bagnes est une zone protégée depuis 1968.
Ce vaste espace de quelque 150 km2 (à savoir près de la moitié du territoire communal) abrite une flore alpine et une faune exceptionnelles. Dans ce coin de pays aux paysages inchangés depuis des siècles, coiffés de sommets abrupts, il n’est pas rare de croiser bouquetins (réintroduits dès 1926), chamois et marmottes. En 2016, des gypaètes ont été aperçus non loin de la cabane de Chanrion.

Les bisses
Éléments typiques du paysage montagnard valaisan, les bisses sont d’anciens canaux d’irrigation qui permettaient d’acheminer l’eau des glaciers et des sources alpines vers la plaine. Bucoliques et souvent bien ombragés, les sentiers qui longent ces canaux font le bonheur des promeneurs.

  • Le bisse des Ravines
    Bisse Ravines

    Mis en eau en 1908, le bisse des Ravines a été abandonné en 1942 avant d’être entièrement réhabilité en 2013. S’étirant sur 2,5 kilomètres, cet itinéraire de faible difficulté prend son départ à Bruson, à environ 1000 mètres d’altitude. A part une première montée, le sentier chemine en pente douce le long du bisse, celui-ci s’écoulant tour à tour dans des structures de métal, de bois de pierres ou à même le sol. Au niveau de sa prise d’eau (1300 m), une jolie cascade s’élance sous le regard d’un loup sculpté dans le bois.
     
  • Le bisse du Levron
    Bisse_Levron

    Construit aux alentours de 1460, le bisse du Levron s’écoule sur les hauts de Verbier avec la Pierre Avoi pour témoin. Oscillant entre 2400 et 1900 mètres d’altitude, le chemin qui le longe s’étire en pente douce et propose aux randonneurs et adeptes de trail running une excursion agréable et sans grande difficulté. Tout commence aux Ruinettes, que l’on peut rejoindre avec la télécabine de Médran. C’est là que le bisse prend sa source avant de filer à travers pâturages et forêts sur près de 18 kilomètres. Des sculptures de bois agrémentent la balade. En fin de trajet, l’impressionnant gouffre du Levron et sa chute d’eau apportent une touche finale enchanteresse.
     
  • Le bisse de Corbassière
    Situé en dessus de Fionnayle bisse de Corbassière prend sa source dans un petit torrent latéral qui coule non loin des premières moraines du glacier du même nom. Laissé à l’abandon pendant plusieurs années, il a été réhabilité en 2010 et suit les traces du chemin qui mène à la cabane FXB Panossière. Son parcours traverse le flan du vallon et s’ouvre sur le massif des Combins. On peut prolonger la balade en empruntant la spectaculaire passerelle qui enjambe la langue glacière. Le bisse en soi n’est pas très long (environ 1,5 km), par contre la randonnée pour l’atteindre demande quelques efforts, que ce soit depuis Fionnay ou depuis la cabane Brunet.

Le Géoparc de Bonatchiesse

Ce sentier didactique est un voyage initiatique dans le domaine de la formation des roches.
Situé à Bonatchiesse, le Géoparc propose notamment un jardin des roches, reflet du patrimoine minéral de la région. Ce sentier didactique permet de déambuler à travers la fascinante histoire de la formation des roches et de se familiariser avec les trois grandes catégories qui existent sur terre : les roches sédimentaires, les roches magmatiques et les roches métamorphiques.

La carrière de Bocheresse

Carrière Bocheresse

Glissez-vous dans les entrailles de la montagne pour y découvrir une caverne où sommeille une carrière de pierre ollaire. 
Située sur les hauts du hameau de Bonatchiesse, la carrière de pierre ollaire de Bocheresse propose un voyage hors de l’ordinaire jusque dans les tréfonds d’une caverne. C’est là, au cœur de la montagne, que se cache la pierre originelle de ce qui deviendra, une fois passé entre les mains des artisans, le fameux Bagnard, poêle réputé pour son exceptionnelle capacité d’accumulation et de restitution de la chaleur.
L’exploitation de ce généreux filon a commencé dès 1830, mais au tournant du XXe siècle, un effondrement massif mit momentanément fin à l’aventure. Après quelques années de désaffection, le percement d’une galerie permit à l’activité de reprendre. La fin de la deuxième guerre mondiale, mais surtout l’arrivée de l’électricité, sonnera le glas de l’histoire de cette mine au trésor.
Consciente de l’importance de ce patrimoine, la commune de Bagnes choisit dès 2010 de sécuriser le site et d’en faciliter l’accès aux visiteurs.

Les pierres à cupules

Vestiges d’un art rupestre fort ancien, ces étranges pierres piquées de petits trous gardent leur mystère.
Vestiges d’un art rupestre fort ancien, les pierres à cupules, dont l’histoire remonte à près de 6000 ans, semblent avoir gardé leur mystère. Comme vérolés, ces étranges blocs de roches naturellement lisses sont creusés de cavités de formes circulaires ou ovales d’un diamètre oscillant entre 1 et 30 centimètres. Ces «cupules» sont parfois reliées par des rigoles.
Appelées aussi «pierres à écuelles» ou «pierres à bassins», ces pierres, dont la signification est encore sujette à discussion, se retrouvent en de nombreux autres endroits de la planète.
Ouvrez l’œil, car elles sont disséminées un peu partout sur le territoire de la commune de Val de Bagnes.

Les cabanes

  • La cabane FXB Panossière
    Panossière

    La cabane FXB Panossière a connu bon nombre de mutations, de reconstructions et même de sérieux déboires : en 1988, une avalanche partie du haut du Grand Tavé rasa l’édifice. Si la toute première cabane fut édifiée en 1881 (il s’agissait d’une grotte simplement aménagée et ne pouvant loger que 10 personnes), la dernière est en fonction depuis mars 1997.
    Construite par la commune de Bagnes, celle-ci porte le nom de Cabane François-Xavier Bagnoud (jeune pilote d’hélicoptère spécialisé dans le sauvetage qui a perdu la vie au Mali lors d’une mission héliportée qu’il effectuait en compagnie du chanteur Daniel Balavoine et de Thierry Sabine, créateur du rallye Paris-Dakar), afin d’honorer le don fait par l’Association du même nom.
    Située à 2641 m d’altitude et sise un peu en aval de l’ancienne cabane, elle peut accueillir 103 personnes. Elle sert de point de départ à de nombreuses ascensions (massif des Combins, Tournelon Blanc) et offre une étape a de belles randonnées (Tour des Combins, Tour du Val de Bagnes, Chemin des cols alpins).
    https://panossiere.ch/fr/
     
  • La cabane Brunet
    Plantée à 2103 mètres d’altitude, la cabane Brunet, propriété de la commune depuis 1982, se situe à environ trois heures de marche du village de Lourtier. Dotée de 41 places en dortoir, elle jouit, depuis sa terrasse, d’un panorama sur le Petit Combin, le Pleureur et le Val de Bagnes. En été, possibilité d'accéder avec un véhicule.
    Construite initialement en 1930, elle a été baptisée en mémoire de Marcel Brunet, ancien président de la Fédération montagnarde genevoise, décédé dans une avalanche en 1928. Emportée elle aussi par une avalanche en 1937, elle fut reconstruite en 1942 sur l’alpe de Sery.
    https://www.cabanebrunet.ch
     
  • La cabane de Chanrion
    Chanrion

    Propriété de la section genevoise du Club alpin suisse (CAS), la cabane de Chanrion (2462 m d’altitude) se situe au fond de la vallée de Bagnes, à environ 3 heures de marche du barrage de Mauvoisin.
    Nichée milieu d’une nature sauvage et préservée, elle offre une fenêtre sur les cimes des Combins. En travaux, elle sera à nouveau ouverte en 2021.
    https://www.chanrion.ch
     
  • La cabane du Mont-Fort
    Mont-Fort

    Propriété de la section de Jaman à Vevey du Club alpin suisse (CAS), la cabane du Mont-Fort (2457 m) est lovée en plein cœur du domaine skiable de Verbier. La nature est à vos pieds au départ du sentier des chamois et le Marais de Patiefray à quelques minutes de la cabane.
    Depuis ce refuge, de nombreuses activités s’offrent aux randonneurs : le sentier des chamois, la Via Cordata du Mont-Fort ou la Via Ferrata des Gentianes. La cabane se situe aussi sur le tracé de la Haute Route menant de Chamonix à Zermatt et sur le Tour des grands barrages (www.tourdesgrandsbarrages.com)
    https://www.cabanemontfort.com
     
  • La cabane de Louvie
    Perchée au-dessus d'un petit lac, la cabane de Louvie marie charme alpin et charme lacustre. Construite en 1997, elle est située à 2250 mètres d'altitude, au cœur d'une réserve naturelle peuplée de bouquetins, marmottes et chamois. A 4 heures de marche de Verbier ou à 2 heures depuis Fionnay, ce refuge, doté de 54 places en dortoir, sert aussi de carrefour du tour du Val de Bagnes, du Tour des grands barrages ou du fameux trajet Chamonix-Zermatt.
    Détail sympathique : on peut aussi y taquiner le poisson et s’initier à la pêche à la mouche dans un cadre d’exception.
    https://www.louvie.ch

Les cols

  • Le col du Lein
    Col du Lein

    Culminant à 1686 mètres, le col du Lein, qui assure la liaison Saxon - Le Levron - Sembrancher, offre un véritable décor de carte postale. Et plus particulièrement en automne, lorsque sa forêt vire au ton doré. Richement peuplé de mélèzes, cet espace bucolique figure parmi les plus grands pâturages boisés d’Europe. Essence caractéristique du Valais, cet arbre emblématique lui a valu en 2015, à l’occasion des 200 ans de l’entrée du canton dans la Confédération, d’être désigné meilleur ambassadeur de cette contrée et d’abriter dans sa forêt le chemin du Bicentenaire. Trente-quatre postes et un quizz agrémentent ce sentier qui invite à la balade.
    Qui dit col, dit évidemment passage. Itinéraire mythique des cyclistes notamment à cause de son ascension redoutable, l’endroit fait aussi le bonheur des pilotes du Rallye automobile international du Valais.
    Durant l’été, l’alpage accueille aussi le bétail des paysans du Levron.
     
  • Le col des Planches
    Col des Planches

    Comme son voisin le Lein, le col des Planches qui grimpe depuis Martigny Bourg s’avère un itinéraire fort prisé des amateurs de vélo. Son tracé à lacets compte parmi les plus pentus des environs, avec des passages à plus de 15%.
    Serpentant à travers une magnifique forêt de mélèzes, le sentier des Mines du Mont Chemin s’élance sur près de 4,5 kilomètres. Il s’agit de l’un des sites minéralogiques les plus riches du Valais. Onze panneaux didactiques (évoquant mines, nature et animaux) jalonnent les abords de ces vestiges d’anciennes exploitations minières remontant à plus de 1400 ans. Au départ du tracé, une accueillante place de pique-nique y est aménagée.
    http://www.sentier-des-mines.ch/
     
  • Le col du Tronc
    Col du Tronc

    Le col du Tronc et son alpage se situent au carrefour de plusieurs sentiers de randonnées, notamment vers le col du Lein ou vers la Crevasse (1807 m). Au sommet de cette dernière, un magnifique panorama s’ouvre au regard : massif des Combins, Catogne, Pierre Avoi ou Chavalard.
    Fin mai, on peut y assister à l'inalpe et aux fameux combats de reines. Lové entre vallons et mélèzes, dominant la vallée d'Entremont, ce petit coin de terre propose aussi une large gamme de produits du terroir.
    A noter encore qu’une hache en pierre polie, trace de la lointaine période néolithique, a été découverte dans ces lieux.

Le barrage de Mauvoisin

Mauvoisin

Niché au creux du Val de Bagnes, le barrage de Mauvoisin dresse son imposante courbe de béton tel un verrou refermant un écrin planté en pleine nature sauvage. Les 250 mètres de hauteur de ce géant couleur ciment en font le plus élevé des barrages à voûte d’Europe. Edifié entre 1951 et 1958 au cœur de la deuxième plus grande réserve naturelle de Suisse, il génère quelque 1000 GWh d’électricité par année.

Du pied de l’hôtel de Mauvoisin à l’enceinte du barrage, un sentier didactique, cheminant notamment dans une ancienne galerie, retrace par le texte et l’image les différentes étapes de la construction et de la vie des ouvriers de l’époque. Depuis le couronnement, on découvre, en aval, la hauteur vertigineuse de sa paroi et, en amont, une étendue bleu azur lovée dans un panorama spectaculaire fait de cascades et de cimes sublimes.

L’été, le barrage se fait art. En effet, chaque année le Musée de Bagnes y plante une exposition dédiée à un artiste international. Présentées sur des panneaux grand format qui jalonnent la traversée du mur, les œuvres choisies offrent un étonnant contre-point esthétique à un décor alliant ouvrage industriel et nature sauvage.

Ce réservoir artificiel est aussi le point de départ d’une gamme d’itinéraires de randonnée (comme le tour du lac passant par la cabane Chanrion) ou de VTT enduro.

Les Lacs

  • Le lac de Louvie
    Louvie

    Lové dans un écrin naturel, au-dessus du village de Fionnay, le lac de Louvie est un véritable éden qui enchantera à la fois les amoureux de la nature, les amateurs de pêche sauvage, les randonneurs et les coureurs de trail. Situé à 2213 mètres d’altitude, il offre son miroir bleu azur ou vert émeraude aux sommets alentours et à la cabane du même nom.
  • Le lac des Vaux
    Lac des Vaux

    Flanqué de deux autres lacs de montagne plus petits mais tout aussi étincelants, le lac des Vaux offre ses eaux cristallines au regard des adeptes de randonnée heureux d’y accoster le temps d’une halte. Situé sur les hauteurs de Verbier et de La Tzoumaz, à 2543 mètres d’altitude, on peut y accéder via le col de la Croix-de-Cœur.
    Les adeptes de pêche à la mouche ou à la sauterelle y trouveront aussi leur bonheur, puisque ses eaux hébergent des truites arc-en-ciel et des cristivomers.

Les glaciers

  • Le glacier du Giétro
    Recroquevillé sur les hauts d’une falaise qui surplombe le barrage de Mauvoisin, le glacier du Giétro souffre particulièrement du réchauffement climatique. Entre 1985 et 2015, son front a reculé de plus de 500 mètres.
    Tristement célèbre, il rime avec la fameuse débâcle du Giétro et fait l’objet de plusieurs livres et d’un docu-fiction signé Christian Berrut, sorti sur les écrans en 2018. Le 16 juin 1818, une barrière de glace céda et libéra une gigantesque vague qui déferla jusqu’à Martigny en ravageant tout sur son passage. Quarante-quatre personnes perdirent la vie en 90 minutes et des centaines de maisons furent détruites. La région mettra plusieurs années à se remettre de cette catastrophe naturelle.
    Entre autres stigmates encore visibles de cette mortelle crue : une inscription gravée dans la pierre indiquant le niveau d’eau atteint par les eaux, à découvrir sur les murs de la petite chapelle de Champsec (anéantie par les flots puis reconstruite en hauteur). De nos jours encore, la vigilance perdure et le glacier reste sous surveillance.
    Ce drame incitera les experts à se pencher plus avant sur le comportement de ces monstres des montagnes et donnera naissance à la théorie glacière puis, plus tard, à la glaciologie. Afin de rendre hommage à l’un des précurseurs de cette théorie, l’ancienne demeure de Jean-Pierre Perraudin (1767-1858), paysan de Lourtier, s’est muée en 1993 en Musée des glaciers.
  • Le glacier de Corbassière
    Glacier corbassière

    Point de départ de très belles ascensions, le glacier de Corbassière naît à plus de 4000 mètres d’altitude, sur la face nord du Grand Combin, et s’étire sur environ 10 kilomètres. Sa longueur lui vaut d’ailleurs le titre de cinquième plus grand glacier de Suisse. Victime lui aussi du réchauffement climatique, il recule malheureusement, chaque année, de 5 à 6 mètres.
    Si ce repli est plus que regrettable, il a cependant été le moteur de la création d’un ouvrage de haut vol : la passerelle de Corbassière. Car ce funambule des cimes est le résultat d’une équation à résoudre : relier les cabanes de Panossière et de Brunet en remplaçant le sentier rendu dangereux par la fonte du permafrost. Enjambant la moraine de la langue glacière à quelque 70 mètres du sol, cet élégant pont suspendu de 190 mètres de long peut, en effet, se targuer d’être un des plus hauts d’Europe.