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Les peintres

Saviez-vous qu'une école de peinture bagnarde a vu le jour au XIXe siècle? Retour sur des portraitistes qui ont marqué d'une touche d'exception l'histoire artistique du Valais.

Félix Cortey (1760- 1835)
Véritable exception dans l’histoire artistique du Valais, l’école de peinture bagnarde est née sous l’impulsion de Félix Cortey (1760- 1835). Né au Châble, ce dernier s’est fait un nom au début du XIXe siècle. ApreÌs une carrieÌre dans les reìgiments suisses d’Espagne, il revient au pays en 1796 et devient rapidement un portraitiste choyé au sein de la bonne société valaisanne. Il s’impose aussi dans l’art religieux de l’époque. On lui reconnaît près d’une centaine de toiles dont le grand chemin de croix de l’église du Châble.

Contagieux, son talent va inciter une partie de sa famille à suivre son exemple, ses enfants Eugène et Marguerite, son cousin Michel. Et c’est ainsi que débute l’histoire de l’atelier école d'art de Bagnes, insolite et modeste pépinière d’artistes.

 

Joseph Brouchoud (1815-1892)
Dernier survivant de l’atelier bagnard aux côtés de Marguerite Cortey, fille de Félix, Joseph Brouchoud doit, semble-t-il, son entrée dans le monde de l’art à Feìlix Cortey. Sa notoriété de portraitiste populaire – il cible la classe moyenne plutôt que les notables – ne se développera qu’après les années 1850. Son style est sobre, presque naïf.

Il quittera le Châble pour s’installer à Saint-Léonard, avant d’émigrer ensuite à Montréal, puis en Californie.